TRIO SUD / A NOUSGARO / INDÉPENDANT
ANDRE CECCARELLI

ANDRE CECCARELLI

ARTISTE PAISTE

« Le tempo, fiston, garde le tempo ! ». Ce conseil que lui donnait son père, André Ceccarelli l’a toujours en mémoire. Mieux, il le connaît sur le bout des doigts.

À la soixantaine, « Dédé » dégage toujours la joie de jouer qui habitait le jeune batteur montant à Paris pour faire ses premières armes.

Il débute réellement sa carrière dans les années 60. Après un passage dans l’orchestre d’Aimé Barelli à Monaco, il s’impose vite comme un excellent batteur de jazz sur les scènes italiennes et françaises.

En parallèle à sa carrière de jazzman, il devient un musicien de studio incontournable dans les années 70 et 80. Pendant plusieurs années il enregistre de 9 heures du matin à minuit, tous les jours, ou presque. « A l’époque, on enregistrait parfois un 33 tours en une journée » précise André qui a enregistré plus de 1000 disques. « Dédé » devient vite une figure majeure du jazz et de la musique française.

En 1993 il obtient la victoire de la musique ainsi que le Django d’Or pour l’Album « Hat. snatcher ». Et vous comprendrez pourquoi dès 1998, la Sacem lui décernait son Grand Prix du Jazz pour l’ensemble de sa carrière. Le talent d’André ne passe pas inaperçu et dans les milieux du jazz on a pris l’habitude de dire qu’« on ne le présente plus… ».

Et pourtant, une liste s’impose d’elle-même : celle de ses collaborations nombreuses et fructueuses avec les plus grands. Du jazz, du rock, de la variété, de la soul music… :

Stan Getz, Dexter Gordon, Chick Corea, Michel Jonasz, Didier Lockwood, Dee Dee Bridgewater, Michel Legrand, Charles Aznavour, Martial Solal, Henri Salvador, Tina Turner, Michel Portal, Lou Bennett, Maurane, Sylvain Luc, Bireli Lagrène, Stefano Di Batista, Claude Nougaro, Richard Galliano, Brad Mehldau…

Aujourd’hui, Dédé, batteur et compositeur, « tient toujours le tempo » dans de multiples projets. Il a fêté les 10 ans du Trio Sud avec ses acolytes Sylvain Luc et Jean-Marc Jafet. Il a aussi rendu un très bel hommage à son ami disparu : Claude Nougaro, dans « Le Coq et La Pendule ».

Et, puisque chez les Ceccarelli le bonheur de partager la musique a commencé en famille, c’est avec grand plaisir que Dédé a présenté, en 2010, le projet « Ceccarelli Familly », accompagné de son père, son frère et son fils (tous batteurs), ainsi que de nombreux amis musiciens.

En 2011, André Ceccarelli reçoit, aux Victoires du Jazz, à Nice, une Victoire d’honneur pour une carrière débutée il y a plus de 40 ans. Et c’est justement en 2011 qu’André retrouve l’un de ses premiers groupes, TROC, qu’il avait fondé avec Jannick Top, Alex Ligertwood, Claude Engel… en 1971. Ce groupe éphémère devenu mythique, se reforme, 40 ans après, pour un nouvel album sorti chez Universal Jazz en octobre 2011.

L’année 2012 est marquée par un projet unique, entre classique et jazz. Entouré d’un orchestre symphonique et d’invités prestigieux, André enregistre « Ultimo », son dernier disque en tant que leader. À projet somptueux, présentation somptueuse : c’est au Théâtre du Chatelet, entouré de ses amis (Richard Bona, Sylvain Luc, Alex Ligertwood, etc) et de l’orchestre symphonique dirigé par Pierre Bertrand, qu’André se produit en janvier 2013.

Il retrouve aujourd’hui David Linx, Diego Imbert et Pierre-Alain Goualch pour un nouvel hommage à Claude Nougaro, « A NOUsGARO », 4 ans après l’album « Le Coq et la Pendule ».

Ouvert sur les autres, sur les présents, les futurs du jazz, Dédé n’en finit plus de faire respirer la musique. Et avec sa gentillesse et sa discrétion, il nous rappelle que les plus grands sont aussi, souvent, les plus humbles.